Présentation

Mardi 3 juin 2008

Ça va mieux aujourd'hui, après un gros coup de déprime dimanche. Trois crises de larmes dans une seule journée, ça vide et ça soulage.

Alors oui, j'aurais préféré que les choses se passent différemment avec Mich; oui, ça me fait mal d'avoir cru en quelque chose et que ça ne se concrétise pas; oui, je nous voyais déjà fonder une famille et couler des jours heureux pendant les cinquante prochaines années. Mais il faut que je me rende à l'évidence, ce n'est pas lui que j'aimais mais la situation, la possibilité de rêver et de croire, le changement par rapport à mon ex. Ce qui ne veut pas dire que je ne l'apprécie pas, ou que j'aurais pu vivre ça avec n'importe qui, bien au contraire. J'ai énormément d'affection et de tendresse pour lui, et si on en a la possibilité, ça se transformera peut être en quelque chose de plus fort et plus solide, mais ce n'est pas suffisant pour s'engager aujourd'hui. Ça ne veut pas dire que ça n'arrivera mais ce n'est pas le moment. Et je ne peux pas tout faire en fonction de quelque chose qui n'arrivera peut être jamais. C'est que j'ai fait avec mon ex, persister dans une relation que je savais stérile et vouée à l'échec, parce que j'y ai cru et je n'ai pas voulu admettre qu'il ne suffit pas de croire aux choses. Et ça m'a épuisée, je ne suis pas assez forte pour supporter de faire la même erreur mais j'aurais au moins appris qu'on ne peut pas forcer les choses.

La vie est faite de rencontres. Mich était la rencontre qu'il me fallait à ce moment, il m'a permis de vivre quelque chose de très intense après des années de relation terne et sans saveur, de ressentir à nouveaux des sentiments, de m'épanouir. Alors plutôt que de pleurer sur ce qui ne sera peut être jamais, et ça personne n'en sait rien, je dois me réjouir de ce qui a été. Ça ne veut pas dire renoncer à lui mais envisager notre relation sur un autre mode pour le moment. Ne pas insister pour essayer de sauver quelque chose qui n'a pas ou plus lieu d'être, au risque de gâcher ce qu'on a partagé. Parce que quoi qu'il arrive, il restera celui qui a fait 900 km pour me rencontrer, celui qui aura fait rebattre mon cœur, mon conte de fées. Un des hommes de ma vie.

Après tout, qui a décrété qu'on ne pouvait, devait, avoir qu'un seul homme de sa vie ? Et à quels critères est-il sensé répondre ? C'est certainement dommage, mais mon ex avec qui je serais restée presque huit ans ne rentre plus dans la catégorie. Il l'a été mais finalement, il n'est plus si important que ça. Il était là, c'est tout, mais que m'a-t-il apporté? Quels souvenirs ? Bien sur, il y a eu de bons moments, et la vie à deux ne peut pas être faite que de moments mémorables, mais là le bilan est vraiment mince. Il est sorti de ma vie, je me rends compte que finalement ne plus être avec lui n'a pas changé grand-chose. Alors je me remettrai avec quelqu'un qui m'apportera vraiment quelque chose, pas pour combler ma solitude. Et puis je ne suis pas seule, en fait, j'ai au moins deux hommes dans ma vie en ce moment, qui ne sont peut être pas les relations idéales que je souhaite à long terme, mais qui ont chacun des choses à m'apporter.

J'ai passé huit ans enfermée dans une relation de couple qui ne me convenait pas ou plus, et je me rends compte qu'il existe des relations différentes mais tout aussi enrichissantes, alors pourquoi me focaliser sur une chose pour laquelle je ne suis pas prête et dont je n'ai pas envie pour le moment. Ça viendra quand ça viendra, et sans faire n'importe quoi, c'est maintenant qu'il faut que je profite de ma liberté.

 

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Dimanche 1 juin 2008

Je crois qu'il faut que je me fasse une raison et que j'arrete cette histoire avec Mich, c'est en train de me foutre en l'air. Comment est-ce qu'on peut dire à quelqu'un qu'on l'aime et lui dire deux jours après qu'on rencontre d'autres personnes juste pour etre sur que ce qu'on ressent c'est bien de l'amour ? Qu'il ne soit pas prêt à s'engager c'est une chose, et je le sais, je ne lui demande pas de me rendre de compte sur la manière dont il occupe ses soirées, même s'il n'a fait que faire connaissance avec cette fille. On en a parlé au téléphone, et même s'il dit que ça ne change rien vis-à-vis de moi, qu'il éprouve beaucoup de sentiments, qu'on se reverra, putain qu'est-ce que ça fait mal.
Je ne suis meme pas jalouse, juste blessée, déçue qu'il ne veuille pas faire le choix, avec cette horrible impression d'etre mise en concurrence, d'etre gardée faute de mieux. Et le pire, c'est que je  ne sais meme pas pourquoi je pleure, si c'est parce que je l'aime et que je me rends compte que ça ne peut pas marcher, ou si c'est parce qu'encore une fois, j'ai cru en quelque chose et que ça se pète la gueule. Bienvenue au royaume des illusions perdues.
Alors peut-être que je devrais accepter que la relation qu'on a eu est finie, avant qu'elle ne soit gâchée par l'amertume et le ressentiment. Tout ce qu'on s'est dit était sincère, on a vécu des moments très forts et très beaux alors autant les préserver. Et réfléchir tranquillement à ce qu'il représente pour moi et à ce que je suis prête à accepter.
Putain, ça fait mal.

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Vendredi 30 mai 2008

Mich m'aime. C'est lui qui me l'a dit hier. Tout en sachant qu'il n'aurait pas du me le dire. C'est lui qui l'a dit aussi. Et le pire, c'est que je suis dans un tel état d'indifférence que ça ne m'a rien fait. C'est atroce cette sensation d'être loin, de ne pas participer à ce qui se passe. Etre là parce qu'il faut bien être quelque part mais ne pas se sentir concerné. Alors que lorsque que quelqu'un nous dit qu'il nous aime, même si on ne l'aime pas, on est touché, flatté, ému. Et là, rien. Je n'ai pas su quoi lui répondre, je n'ai d'ailleurs pas répondu. Ça devient fatigant de ne rien ressentir, d'avoir l'impression d'être morte à l'intérieur. Des choses avaient commencé à s'éveiller à son contact, et son attitude de repli à tout couper. C'est peut-être un passage obligé, comme la nature en hiver, elle se repose et se prépare pour éclore au printemps. Pour moi aussi, c'est un passage obligé, dont je sais que je sortirai, plus forte et plus solide.

Mais de savoir qu'il m'aime ne rend pas les choses plus simples, il ne parle toujours pas de quand est-ce qu'on se reverra. Ça viendra mais on ne sait pas quand. Il a  besoin de temps, je le sais et je le respecte. Même si c'est dur, et qu'il y a plein de choses que je ne veux pas lui dire pour qu'il ait l'esprit libre et qu'il se décide par rapport à lui et pas par rapport à moi.

Alors je fais ce qu'il me dit, j'essaye de me trouver un mec bien, mais ce n'est pas facile d'aller vers les autres quand on n'a qu'une personne en tête. Il faudrait vraiment que j'ai le coup de foudre, parce qu'aujourd'hui, c'et avec lui que je veux être. J'essaye mais les autres ne m'intéressent pas. Je suis retournée sur les sites de rencontre, histoire de, mais ça ne m'amuse plus pour le moment. Trois nouveaux contacts en 10 jours : un avec qui je ne parle plus, un à qui je vais dire que ce n'est pas la peine qu'on se rencontre car je ne vois pas l'intérêt de consacrer du temps à quelqu'un qui ne m'a pas posé une seule question et qui m'a confondue avec une autre, et un avec qui ça passe bien mais sans plus. Pas glorieux pour quelqu'un qui se faisait trois nouveaux contacts par jour. Et j'ai aussi repris contact avec JF, un mec du net dont je n'avais de nouvelles depuis plusieurs mois. Hier, je pensais lui envoyer un mail pour prendre des nouvelles et il s'est connecté sur msn avant que je lui écrive. On a discuté un bon moment et on va peut-être se voir la semaine prochaine pour buter du lapin crétin. Mais je fais ça par désoeuvrement, pour passer le temps, me changer les idées, pas par envie de voir des gens.

C'est Mich que je veux, c'est de lui dont j'ai envie et besoin en ce moment. Autant sa déclaration hier ne m'a pas fait beaucoup d'effet, autant la manière dont il me regardait, la douceur et la tendresse dans ses yeux ne me donnaient qu'une seule envie, me blottir dans ses bras. Alors je me dis que ce n'est qu'une mauvaise période pour lui comme pour moi et qu'elle nous permettra de construire une relation solide si nous avons un avenir ensemble.

NFBSR (note de fin de billet sans rapport) : je suis contente d'avoir repris le sport, ça me fait du bien, au corps et au moral.

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Mercredi 28 mai 2008

Il parait que les anti-dépresseurs et la pilule jouent sur la libido et auraient tendance à la diminuer. Heureusement que c'est le cas, sinon je n'ose même pas imagine dans quel état je serais aujourd'hui, grosse envie depuis hier soir. Ça a commencé à me titiller quand Mich à parler de Jimyni Cricket (c'est le petit nom qu'on a donné au vibro acheté ensemble) et de boite à malice, et ça continue aujourd'hui encore. J'en ai presque eu mal ce matin, tellement j'avais envie. Pas envie de quelqu'un en particulier, juste une envie qui me prend là, entre les jambes, dans le bas-ventre. Qui me rend électrique et hyper réactive. Alors je me suis fait belle ce matin, un peu plus que les autres jours en tout cas, et volontairement plus sexy, parce que je devais bosser avec Cricri. Et j'avoue, quand je me sens comme ça, j'aime sentir son regard, savoir qu'il a envie de moi. D'autres aussi peut-être (certainement), mais lui ne se prive pas de me le dire et de me le faire comprendre. Il ne s'en prive tellement pas que je m'étonne que personne ne m'ait encore fait la réflexion. Ou alors, tout le monde s'en est rendu compte mais personne ne veut rien dire.

Je trouve la situation super excitante. Travailler à quelques mètres l'un de l'autre, faire comme si de rien n'était quand on se croise alors que dans quelques heures on se retrouve chez moi, n'être que des collègues alors que c'est un super amant, jouer l'indifférence alors que je n'attends qu'une seule chose. C'est presque un supplice cette attente, mais c'est ça qui rend la chose aussi bonne. Parfois, je me dis que la frustration sexuelle est le meilleur des excitants quand on sait qu'elle va être comblée dans quelques temps. Rien que d'imaginer, d'anticiper sur le plaisir, je me sens toute chose. En plus, il a vraiment un don pour réussir à me mettre dans tous mes états, c'est dingue. J'ai quand même eu un certain nombre de partenaires sexuels, peu d'entre eux ont réussi à me faire cet effet en aussi peu de temps. Il arrive à me mettre dans un état quasi orgasmique juste en m'effleurant le dos, c'est un vrai supplice mais j'adore ça, ça me rend folle et ça me donne super envie. Ça marche à chaque fois, et quand je suis dans l'état d'excitation où je suis aujourd'hui, rien que d'imaginer son souffle sur ma nuque, j'en ai des frissons dans le creux des reins. Il faudra que je lui dise un jour que mes pieds, mes chevilles et mes genoux sont des zones très érogènes. En fait, entre ses mains, je ne suis que zone érogène, du bout des orteils jusqu'au sommet du crâne. C'est au-delà du purement sexuel, c'est charnel, du plaisir et des sensations dans tout le corps. Le cœur et la tête n'ont rien à voir là-dedans.

Et j'avoue n'avoir aucun scrupule vis-à-vis de Mich. Je ne le fais pas par esprit de vengeance parce qu'il n'en saura rien, même s'il me dit d'aller voir ailleurs. Et je ne dirai rien, que ce soit avec Cricri ou un autre, si jamais autre il y a. C'est ma vie privée, et je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve mais lui en parler ferait pencher la balance dans le mauvais sens. Je ne vois pas comment lui dire que je l'aime et que j'ai envie de construire des choses avec lui tout en le mettant au courant de cette relation. Il en connaît une partie, sait que j'ai eu une aventure avant  de rompre avec mon ex mais pour lui c'est fini. Et j'ai une relation tellement intime avec Cricri que même s'il n'y avait pas de sexe entre nous, elle le rendrait jaloux de toute manière. Et puis, par respect pour lui, je ne lui en parlerai pas. Ça peut paraître paradoxal, peut-être que par respect pour lui, je devrais mettre un terme à cette relation mais tant qu'il ne veut pas s'engager, pourquoi est-ce que j'arrêterais ?  Il souhaite aujourd'hui que nous fassions chacun notre histoire avant d'envisager une possible histoire commune. Pourquoi pas, et en plus, il a raison. Et Cricri c'est mon histoire, celui qui m'aide à me reconstruire et qui me permettra de m'investir dans une nouvelle relation.

par Soaz publié dans : Ah les mecs ....
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Mardi 27 mai 2008

Vu le doc hier, je continue les p'tites pilules à la demande, et il m'a mise sous anti-dépresseurs, je devrais retrouver un peu de joie de vivre d'ici 10-15 jours. Je sais que ce n'est pas un médicament miracle, tout ce que j'en attends c'est que ça me donne la force d'aller de l'avant, de retrouver du plaisir à faire les choses même les plus simples, le goût de vivre. Je n'ai même pas d'idées suicidaires, c'est juste que je ne ressens plus rien de bon, ou alors de manière très ponctuelle. Je suis morte dedans. Ça ne m'empêche pas de rire, de passer de bons moments, mais il y a tout le temps quelque chose derrière qui m'empêche d'en profiter pleinement. Un poids, une ombre, une lassitude, l'envie de rien. Je comprends mieux l'attitude de mon ex, ma psy l'a diagnostiqué dépressif sans même le voir et elle a certainement raison. L'envie de rien, la force de rien, le goût de rien. J'essaye de faire les choses quand on me les propose mais je ne me sens pas encore capable d'initier quoi que ce soit, même si je sais que c'est pour mon bien.

Je me suis quand même inscrite à la salle de sport hier, parce que la coach était tellement motivée à me vendre son truc que c'en était communicatif, et je commence aujourd'hui. Soyons honnête, ça me fait chier d'y aller mais je sais que ça me fera le plus grand bien, au physique comme au mental. Je sais qu'une que j'y serai, je serai contente d'y être, mais c'est l'effort d'y aller qui est difficile. Voilà, c'est ça, faire des choses, mêmes agréables, me demande plus d'efforts que le bien que je pense que je vais en retirer et au final, je me dis que ça n'en vaut pas la peine. Y'a que rester cul sur le canapé qui ne me coûte pas trop mais ça ne me rapporte rien non plus.

Même pour manger, c'est compliqué. Moi qui suis plutôt gourmande, rien ne me met en appétit. Ce n'est déjà pas facile de manger, alors se remettre à wetwet, ce sera pour plus tard, je vais déjà essayer de faire des repas équilibrés. Il ne manquerait plus que je vire anorexique mais la balance n'en prend pas le chemin.

Mich m'a appelée hier, lui qui n'aime pas le téléphone, on a discuté une bonne heure calmement de lui et de moi. Le "nous" reviendra peut-être, ou pas, mais ce n'est pas l'important pour le moment. La priorité, c'est qu'on aille bien chacun de notre côté et ensuite, on verra si on peut être bien ensemble. Ça ne veut pas dire qu'on n'a plus de sentiments l'un pour l'autre, ou plus envie de se voir, mais pour l'un comme pour l'autre, se mettre en couple maintenant le serait plus pour échapper à quelque chose que pour construire quelque chose et serait voué à l'échec. Aucun de nous n'a envie de ça alors on va prendre notre temps, se reconstruire chacun avant d'envisager quoi que ce soit d'autre. Et même s'il me manque, même si c'est parfois dur, c'est la meilleure chose à faire. Et ça m'a fait du bien de parler avec lui, il est passé par là, il sait ce que je traverse, ce que je ressens et je peux lui en parler sans crainte d'être jugée ou d'avoir des conseils comme quoi il n'y a qu'à vouloir se bouger pour que ça aille mieux. Parce que ce n'est pas vrai, ce n'est pas aussi simple que ça.

La bonne nouvelle du jour : le notaire me doit 3 000 €, je récupère le chèque vendredi.

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Lundi 26 mai 2008

Appel en urgence chez la psy samedi matin, qui a pu me prendre dans la foulée. Je savais bien vendredi que même si ça allait mieux, ça n'allait pas bien pour autant. Mais je pensais que ça irait, un chouette week-end s'annonçait. Mais encore une fois, boule dans le ventre, larmes aux yeux, crise d'angoisse, et le lexomil n'a pas aidé. Apaisé un peu mais ça ne résout rien. Et je ne peux plus gérer ça toute seule, me contenter d'aller voir la psy quand ça ne va pas trop et faire comme si tout allait bien le reste du temps. Parce que ce n'est pas vrai, ça ne va pas. Depuis trop longtemps, et je ne peux plus, veux plus me le cacher. Je me suis cachée la vérité, cherchant des prétextes et des excuses à mon mal-être, et c'est aussi pour ça je crois que j'ai fait traîner les choses avec mon ex. C'était facile de mettre mes problèmes sur le dos de notre couple et de l'insatisfaction qui en découlait. Facile de mettre ça sur le dos du boulot. Facile d'attendre de quelqu'un d'autre les solutions pour que j'aille mieux. Mais ça ne marche pas comme ça, parce que le problème n'est pas chez les autres, il est chez moi.

J'ai envie d'en connaître les raisons, de comprendre pourquoi moi, qui ait à peu près tout pour être heureuse mais qui ne le suis pas. Mais est-ce que c'est vraiment important de savoir pourquoi ? Parce que j'ai beau chercher, je ne vois pas ce qui a pu provoquer ça. La seule chose, c'est que je ne me suis jamais battue pour rien, parce que rien ne m'a jamais assez intéressée. J'ai toujours pris les choses comme elles venaient, sans jamais trop faire d'efforts, c'est peut être pour ça qu'aujourd'hui j'ai ce sentiment d'insatisfaction et de n'avoir rien fait de valable.

Ça et puis cette impression d'être morte dedans, ou de ne ressentir que des choses tristes. J'ai eu des nouvelles de Mich samedi et ce matin, ça ne m'a fait ni chaud ni froid. Ce n'était pas non plus une grande déclaration d'amour, juste un petit coucou mais bof. Et je n'aime pas ça, je sais bien qu'on ne peut pas être toujours heureux mais je voudrais ressentir les choses à nouveau, prendre du plaisir, retrouver l'appétit, l'envie et le sourire.

Ça s'appelle une dépression, ce que j'ai. Et il parait que ça se soigne, alors je vais la soigner

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Vendredi 23 mai 2008

Je ne vais pas crier victoire aujourd'hui, tout ne va pas pour le mieux, mais c'est va mieux. La preuve ? Ça fait plus de 12 heures que je n'ai pas pleuré. Pas de miracle, juste que certaines choses finissent par émerger.

Donc, non, je ne suis pas toute seule. J'ai des ami(e)s, de la famille, j'ai Cricri. A moi d'ouvrir les yeux sur ceux qui m'entourent au lieu de me regarder le nombril

Donc, non, ni Mich ni aucun autre ne me sauvera de mon ennui. J'ai eu l'impression que la réaction de Mich dimanche était induite par mon comportement, qu'il se sentait investi d'une grande responsabilité vis-à-vis de moi et que ça lui faisait peur, ce que je comprends. Et ça m'a fait culpabiliser, me dire que c'est moi qui ne suis pas comme il faut. On en a rediscuté calmement hier et ça m'a fait du bien. Lui a l'impression d'abuser de moi parce qu'il n'est pas sur de pouvoir répondre à mes attentes et qu'il prend plus que ce qu'il a à m'offrir. S'il abuse, la victime est totalement consentante et en redemande. Je crois qu'on a pris tout ça trop au sérieux. On peut décider de s'engager dans une relation, ça ne veut pas dire qu'on doit être tout l'un pour l'autre ou qu'on le sera tout le reste de la vie, et ça on a du le perdre de vue. Prendre du recul et de la distance est la meilleure chose que nous pouvons faire afin de nous retrouver par plaisir et pas par obligation. Quant à la question de savoir si je suis ou non la femme de sa vie, c'est son problème et je ne peux rien faire pour. Mais d'avoir pu lui parler, je me sens plus apaisée, plus tranquille.

Donc, oui, comme je ne vais plus centrer ma vie autour de lui, je vais recommencer à rencontrer du monde. Mais tranquillement, en prenant le temps de discuter, et sans m'en servir comme d'une michthérapie, sinon ce sera faire la même erreur.

Donc, oui, je me reprends en main. Encore une fois, sauf que là, je vais le faire. Je sais qu'il va falloir que je m'impose des choses, une organisation, mais j'ai suffisamment de temps libre pour me faire un planning sans qu'il soit trop figé. D'une manière ou d'une autre, il faut que j'arrête de me laisser aller. Je parlais hier de me fixer des objectifs, mais les objectifs ne peuvent pas être que dans le ludique. Mon objectif du lundi peut être de faire le ménage et celui du mercredi de faire mes menus de la semaine suivante par exemple. Il ne s'agit pas de devenir psychorigide mais de me donner des buts. Ne plus aller me coucher en me disant "j'ai ci et ça à faire qui traîne", mais "j'ai fait ci et ça". Peu de gens réalisent de grandes choses pendant leur vie, je vais commencer par les petites choses à ma portée. Et me pousser au cul. Ce n'est pas en restant à me morfondre sur le canapé en me disant que rien ne changera jamais que les choses changeront. Un exemple tout con : je me suis fait traiter de feignasse hier. Pas très agréable mais justifié. Ok je n'aime pas le sport mais j'aimerais avoir un corps un peu plus ferme. Ce n'est pas en restant le cul sur ma chaise que ça changera. Alors même si j'ai horreur de ça, qu'est-ce que ça coûte d'aller courir même 15 minutes ce soir ? Rien, et en plus je serai contente de l'avoir fait. Ça m'a fait plaisir hier que Mich me dise que j'ai changé depuis qu'on s'est connaît alors que ça ne fait que quelques mois. C'est vrai que je me suis épanouie à son contact, et j'ai fait des efforts parce que j'ai envie de lui plaire. Ça a été le déclic, il faut que je continue pour moi maintenant.

Que des gens qui avaient des projets avec moi ne veulent plus les réaliser, c'est leur problème. Que moi je reste dans cette situation de frustration c'est le mien. Je sais, ça peut paraître évident, c'est ma révélation du jour.

Note de fin de billet qui n'a rien à voir : je crois que je ne serai jamais fan de Placebo.  

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Jeudi 22 mai 2008

Pas de nouvelles de Mich depuis avant-hier, ça fait long, ça fait bizarre, il me manque. Je voudrais le lui dire mais je n'ose pas, je ne veux pas qu'il le prenne comme un appel à me contacter, lui faire pitiè, qu'il ait l'impression que j'atends quelque chose de lui. Juste lui dire "tu me manques" mais je ne sais pas quoi faire, comment agir vis-à-vis de lui.

Il ne s'est pas posé toutes ces questions dimanche, il avait des choses à me dire, qui ne me concernent pas directement. Pourquoi est-ce que je m'interdis de lui faire part de ce que je pense ? Parce que j'ai peur de sa réponse ? Au moins, je serai fixée sur ce qu'il veut, à défaut de savoir ce que je veux. J'ai des choses à régler toute seule, j'ai peut-être, j'ai certainement trop attendu de lui alors qu'il n'est pas là pour me sauver. Personne ne peut me sauver de mon mal-être, et même si ça me fait mal, je n'ai pas le choix, il faut que j'agisse. J'ai rendez-vous chez le médecin ce soir, c'est déjà un premier pas. Résultat : Lexomil, j'espère que ça m'aidera à surmonter les crises d'anxieté au réveil.

Je commence à mettre le doigt sur le problème : je ne me trouve pas intéressante. Sans être une bombe, je pense être plutôt jolie et séduisante, et j'ai l'impression que ce qu'ii y a derrière n'interesse pas les gens (les hommes principalement). Parce que toutes les relations que j'ai eu qui ont été au-delà d'une simple histoire de cul n'ont pas été à franchement parler des succès. Alors que si j'étais quelqu'un d'intéressant, on ne me laisserait pas. On me baise, je voudrais qu'on m'aime. Ou alors que les choses soient claires, c'est juste pour le sexe. C'est encore ce que je gère le mieux. J'imagine que maintenant il va falloir que je creuse pourquoi j'ai cette piètre estime de moi, et j'en ai une petite idée : j'ai 30 ans, je n'ai jamais rien réussi. Bien sur, j'ai fait des choses mais en prenant la voix de la facilité à chaque fois, rien pour lequel j'ai du me battre, ou faire des efforts, ou dont je me sente fière. Même arrêter de fumer ou perdre du poids, ça a été asse facile. Par contre, maintenant qu'il faudrait que je perde ces 3 foutus kilos, je suis incapable de me bouger et le régime compote-spéculos n'est peut-être pas le plus adapté.

Cricri a raison, il faut que je me bouge, que j'essaye des choses, que je me fixe un objectif. Pas quelque chose d'insurmontable mais un challenge, quelque chose dont je pourrais dire que je l'ai réussi. Il ne reste plus qu'à trouver quoi…

Et puis j'ai annulé mon rendez-vous de ce midi, je ne m'en sentais pas le courage après avoir commencé la journée par une crise de larmes. A la place, je suis allée manger avec devinez-qui. Gagné, Cricri. Je ne veux pas savoir pourquoi il fait tout ça pour moi, il le fait et c'est tout, ça me suffit. S'il y en a bien un à propos de qui, je ne veux pas me poser de questions, c'est lui. Peut-être que c'est parce qu'il ne m'a jamais rien promis que notre relation, aussi bizarre qu'elle soit, fonctionne. Et puis, ce n'est peut-être pas si bizarre que ça. Après tout, à défaut d'amour, une amitié amoureuse, pourquoi pas. Tant que ça me fait du bien.

 

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Mercredi 21 mai 2008

Comme prévu, ça a été les grandes eaux hier avec Cricri mais je ne sais pas ce que je ferais sans lui. C'est surprenant, la manière dont notre relation a évolué. Et même s'il a le don pour appuyer là où ça fait mal, il me force aussi à ouvrir les yeux. Comme la psy, mais moins cher et avec une dimension plus personnelle.

Donc on a discuté, j'ai réfléchi et j'ai réalisé que j'ai besoin de me sentir que je compte pour quelqu'un, que c'est aujourd'hui de cette manière là que je cherche à avoir conscience de ma valeur. Parce que toute seule, je n'y arrive plus. Je me sens comme une coquille vide, et j'attends des autres qu'ils la remplissent alors que c'est l'inverse que je dois faire. J'en ai conscience, c'est déjà bien même s'il reste encore du boulot mais c'est mon problème, je ne peux pas attendre des autres qu'ils le règlent pour moi. Ils peuvent m'y aider et c'est déjà bien mais je dois me reprendre en main.

Le problème, c'est que quand Mich me dit qu'il a besoin d'espace, je me dis que si je comptais pour lui, il ne voudrait pas qu'on se manque et que je ne suis pas importante pour lui. C'est certainement la pire des raisons de vouloir rester avec quelqu'un et en avoir pris conscience m'aide. Je ne peux pas tout attendre de lui, il faut que moi aussi je prenne du recul, peut etre qu'inconsciemment, je lui fais sentir que j'attends beaucoup de choses de lui, plus que ce qu'il peut donner pour le moment et que ça lui fait peur. Alors même si ça me coute, j'ai décidé de le laisser venir. J'attendrai la semaine prochaine pour reprendre contact s'il ne l'a pas fait avant. Parce qu'il est quand même venu me parler hier sur msn.

Et histoire de ne pas trop focaliser, j'ai un rdv demain midi. Je ne m'attends à rien, je n'ai même pas envie d'y aller mais si je veux aller mieux, je ne peux pas rester dans mon coin. Je suis même allée faire un tour sur 2 sites de rencontre, ça me saoule, y'en a pas un qui me donne envie de lui causer. Si, y'en a eu un, on a discuté un peu sur msn, on verra. Mais pendant tout ce temps, je  ne pense qu'à Mich. Pas de nouvelles aujourd'hui, et vu l'heure qu'il est, je n'en aurai pas. J'ai un sms hyper long prêt à lui envoyer, j'ose même pas le faire. Je ne veux pas passer pour une fille qui s'accroche deséspèrement mais en même temps, je voudrais qu'il sache que je pense à lui, qu'il me manque. Et savoir aussi que je lui manque.

Vous feriez quoi, à ma place ?

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Mardi 20 mai 2008

Putain, j'en ai marre. Entre la fin du séjour chez Mich et la reprise du boulot, ce n'est pas vraiment la joie. Et bien sur, Cricri a vu que ça ne va pas, ça va encore être les chutes du Niagara ce soir. Quoi de si terrible ? Rien, sauf encore une belle illusion qui se brise, et ça fait mal, d'y avoir cru, de s'être investie, d'avoir fait des projets, mêmes vagues, à deux et de se retrouver seule à y croire encore. Je ne les ai quand même pas rêvées, ces fois où il m'a dit qu'il aimerait qu'on soit plus proches. Je ne l'ai pas inventé, quand il m'a dit qu'il se sentait prêt à ce que je rencontre sa fille. Qu'est-ce que j'étais sensée faire, à part croire qu'il avait envie qu'on fasse un bout de chemin ensemble. Et voilà qu'il me dit qu'il a besoin de temps, d'espace, qu'on se voit moins fréquemment, qu'il a besoin que je lui manque. Et moi qui pensais que les gens qui ont envie d'être ensemble n'ont pas envie de se manquer. Et puis me dire qu'il faut que j'arrête de perdre mon temps avec lui, qu'il faut que je me trouve un mec bien qui me rendra heureuse. Qu'est-ce qu'il veut ? MAIS QU'EST-CE QU'IL ATTEND, BORDEL !!!!!!!!!!!!!! Il n'a plus envie qu'on se voit et veut que ce soit moi qui décide pour lui ? Et qu'est-ce qu'il en sait, de ce qui me rendra heureuse ? Et est-ce que c'est une manière de montrer aux gens qu'on tient à eux, de leur dire d'aller voir ailleurs sous prétexte qu'on n'est pas assez bien pour eux ?

Oui, j'avoue, je voudrais fonder une famille, lui ne veut plus avoir d'autres enfants, pour le moment. Et alors ? Est-ce que ça veut dire qu'il faut absolument que je me mette en quête du père de mes enfants maintenant ? Je n'y suis pas prête pour le moment, j'ai besoin de me poser, souffler, me reconstruire. Tout ce que je lui demande, c'est du réconfort, qu'on passe de bons moments ensemble, rien d'autre. Je ne me posais pas de questions tant que lui ne s'en posait pas, ou du moins ne m'en faisait pas part. Et même s'il ne m'a pas dit que c'est fini, c'est comme ça que je le prends parce que ce qu'il m'a dit signifie qu'il n'est pas prêt à faire le choix de moi. Et c'est ça qui me fait mal, qu'encore une fois, la personne avec qui je croyais faire quelque chose ne veuille pas s'investir. Même si je préfère le savoir, ça évite de trop se casser la gueule, et mon monde ne s'écroulera (peut-être) pas le jour où il me dira que c'est fini. Il faut juste que je construise mon monde autour de moi, et pas de lui, ou d'un autre. Sauf que … sauf que je n'y arrive pas en ce moment, je n'y arrive plus toute seule. J'ai besoin de sentir que je compte pour quelqu'un, que je suis importante, et là, c'est tout le contraire qui se passe. Je me sens juste nulle, inintéressante et transparente, sans valeur.

Je sais que j'ai tort de raisonner comme ça, ce qu'il a fait pour moi prouve qu'il tient à moi. On ne fait pas 700 km sur un week-end juste pour le plaisir de faire des bornes. Je suis aussi parfaitement consciente qu'il est dans une situation pas facile en ce moment, avec l'approche du jugement, l'attitude de son ex, la diminution des anti-dépresseurs, le manque de sommeil; les problèmes financiers. C'est normal qu'il se pose des questions et ait envie de souffler, je ferais pareil à sa place. Sauf que du temps libre, j'en ai à revendre, et ça, c'est mon problème, c'est à moi de le régler. Je sais que je ne peux pas attendre de lui ni d'un autre de résoudre mes problèmes à ma place. Tant que je n'aurai pas fait ce travail sur moi-même, je n'arriverai à rien avec personne. Alors, il peut peut-être m'aider grâce aux bons moments qu'on passe ensemble mais je ne peux pas tout attendre de lui, il faut que j'arrive à le considérer comme un plus, et non pas comme l'essentiel.

Reste encore deux questions :

- pourquoi lui ? Est-ce que je pourrais avoir ce type de relation avec un autre, éventuellement plus proche ? Non. D'accord, mais pourquoi ? Parce que. Mais encore ? Parce qu'il est à l'opposé de mon ex et représente tout ce qui m'a manqué pendant de longs mois. Parce que même si ce n'est pas le cas aujourd'hui, il me fait me sentir bien, légère et insouciante. Parce que quoiqu'il arrive par la suite, il y a un lien entre nous qui a permis cette histoire. Parce que je ne sais pas si je l'aime, mais j'y suis attachée, il a su éveiller en moi des sentiments que je n'avais pas eus depuis un moment.

- qu'est-ce que je vais faire ? Prendre de la distance, contrainte et forcée, certes, mais ça me permettra à moi aussi d'y voir plus clair. Lui laisser du temps, il en a besoin pour régler ses propres problèmes, et c'est la seule chose que je puisse faire pour l'aider. Ne plus attendre après lui, de toute manière j'ai moi aussi des choses à faire ces prochains week-ends, mais le laisser venir, respecter sa demande. Ce n'est pas la première fois qu'il a cette attitude alors même si ça me coûte, je sais quoi faire : attendre. Je sais que ce n'est pas parce que je n'ai pas eu mon sms du matin qu'il ne pense pas à moi, et je préfère qu'il l'envoie par envie plutôt que par obligation. Ne rien forcer, laisser les choses se faire, avec lui ou avec d'autres. Et me laisser le temps aussi de savoir ce que j'attends de notre relation, et m'assurer que ça me fait plus de bien que de mal. Sans me bercer d'illusions, faire rentrer dans ma petite tête que le jour où il voudra que ça s'arrête, il le dira. Sa décision actuelle n'est pas contre moi mais pour lui, et les moments que nous passerons ensemble n'en serons que meilleurs quand nous irons mieux tous les deux.

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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