Présentation

Lundi 23 juin 2008

voilà ce qui se passerait :

- Mich se rendrait compte que je suis la femme de sa vie et qu’il est fou amoureux de moi, il quitterait sa région natale et viendrait me rejoindre, et ensuite nous partirions au soleil

- Cricri se rendrait compte que je suis la femme de sa vie, il quitterait sa femme et sa fille et nous partirions tout de suite nous installer au soleil, pas envie d’être vue par les collègues comme une briseuse de ménage (à défaut d’être la femme de sa vie, je suis celle de ses fantasmes, la pause déj de demain midi promet d’être chaude)

- Un charmant jeune homme de mon entourage a qui je n’ai jamais prêté attention me déclarerait enfin sa flamme, je le regarderai d’un autre œil et me rendrait compte que c’est lui l’homme de ma vie, comment ai-je fait pour ne pas m’en rendre compte jusqu’à maintenant ?, et nous partirions nous installer au soleil

C’est en général lors de l’intervention du troisième homme que la célibattante héroïne du roman prend conscience que les deux premiers ne sont pas les hommes de sa vie, si ça avait été le cas, ils auraient du s’en rendre compte avant, tant pis pour eux, na !

 

Et bien sur, dans les trois cas, nous coulerions des jours heureux, bercés par les rires de nos enfants qui ne grandiraient pas, ça évite bien des problèmes, et baignés par la lumière du soleil couchant, je sais c’est beau, il ne manque plus que la musique.

 

Je crois que je vais laisser tomber la littérature pour trentenaires et continuer dans la fantasy pour ado. Allez savoir pourquoi, les dragons et les sorcières me paraissent beaucoup plus crédibles. Et si jamais vous cherchez un bon polar, je vous recommande vivement la (trop courte) série de Millenium, par Stieg Larson (c’était la minute culturelle du jour).

 

Et non, je n’ai pas fait de Wii Fit hier. Parce qu’avec mon adresse habituelle, j’aurais été capable de tomber et je m’imaginais déjà expliquer aux pompiers ce qui s’est passé, en culotte et légèrement alcoolisée. Je peux parfois sembler pathétique mais j’ai encore un minimum de dignité. Et, non, je ne bois pas, pas souvent en tout cas mais un demi litre de bière en plein soleil, surtout quand j’ai peu mangé, ça me monte vite à la tête. Et j’ai des espèces de compulsion comme avec la cigarette ou la nourriture. Ça ne me manque pas si je n’en ai pas mais dès que je sais que j’en ai et que j’y pense, je suis foutue et je n’arrive pas à faire dans la nuance. A noter que ça ne fonctionne qu’avec ce qui est mauvais pour la santé. Et alors que je pourrais me contenter d’une clope, d’une bière et de quelques biscuits apéro, affalée dans ma chaise longue, je n’y arrive pas. Ou je ne le veux pas.

 

Et oui, un jour, j’aurai le sens de l’organisation. Comme ça, au lieu de passer 1h30 à chercher le sommeil hier (vive les insomnies chroniques des veilles de reprise de travail), j’aurais préparé ma gamelle et mon sac de sport, changé les draps et préparé la machine, et j’aurais pu dormir 30 minutes de plus au lieu de faire tout ça ce matin. N’empêche que je ne suis même pas arrivée en retard.

 

Et petite victoire, Val m’a demandée samedi si j’avais perdu du poids. Non, à en croire la balance, mais je crois que la reprise du sport commence à montrer ses premiers résultats. J’en aurai confirmation vendredi mais je suis sure d’avoir perdu quelques centimètres aux hanches et aux cuisses. Comme quoi, il reste toujours un espoir.

par Soaz publié dans : Fourre tout
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Dimanche 22 juin 2008

L'avantage d'être seule, c'est de faire ce que je veux. Donc je peux faire de la Wii Fit à 22h en culotte, je peux me torcher sur le balcon à 18h. Maintenant, j'ai plus qu'à faire ma séance de Wii Fit torchée...

par Soaz publié dans : Fourre tout
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Vendredi 20 juin 2008

Les mecs sont d'un compliqué, même Cricri s'y met. Il m'avait dit quelques fois qu'il a des scrupules à me laisser aussi rapidement. Un léger sentiment de culpabilité, l'impression d'abuser de la situation. Alors que je n'ai jamais eu l'impression d'être abusée et lorsque je le sollicite, je sais exactement pour quoi. Bien sur que j'aimerais parfois qu'il reste un peu plus, mais pas tout le temps et pas très longtemps. Je n'ai pas le même sentiment de vide et de manque que lorsque que Mich partait. Certainement parce que les sentiments et les circonstances sont différentes. Avec Cricri c'est du sexe récréatif et la proximité rend les choses plus faciles. Avec Mich, il y avait beaucoup de sentiments et la distance donnait un petit goût amer à nos séparations parce qu'on savait devoir attendre deux semaines avant de se revoir.

 

C'est une relation étrange, que je n'aurais jamais pensé vivre parce que ce n'est pas du tout le genre de relation que je cherche, et ce n'est pas ça qui me satisfera à long terme. J'ai toujours refusé de contacter ou de rencontrer des hommes en couple, c'est contre mes principes. Je voudrais un mec dispo pour qu'on puisse faire plein de choses ensemble, on se voit rarement plus de 2 heures, on baise et on discute. Je voudrais une relation stable et constructive, nos "projets" sont rarement à plus d'une demie journée. Et avec lui, ça me va très bien comme ça. Je n'ai jamais pu m'exprimer aussi librement qu'avec lui, je n'ai jamais l'impression d'être jugée et je crois que c'est la personne qui en connaît le plus sur moi et qui m'a vu le plus pleurer cette année. Et moi qui ne suis pas du genre à me confier facilement et qui n'envisageait rien de plus qu'une relation purement sexuelle, je commence à compter sur lui pour me réconforter. Et c'est là qu'il faut que je fasse attention, que je ne me mette pas à compter sur lui sinon je serai forcément déçue. Il est très présent pour moi, plus que ce que j'imaginais mais je ne dois pas trop attendre de lui. Et c'est là que je réalise qu'il a raison : il ne faut pas attendre quoi que ce soit des autres, comme ça ce qu'ils nous apportent est toujours un cadeau.

 

Je me dis souvent que les choses n'arrivent pas par hasard, et j'ai sans doute beaucoup de chance d'avoir Cricri en ce moment. Avant, je n'aurais pas été en mesure d'apprécier cette relation à sa juste valeur. Je ne parle pas de valeur morale parce que je sais que ce n'est pas moralement pas bien. Je parle de ce que ça m'apporte, j'apprends à mieux me connaître grâce à lui parce qu'il me force à parler, surtout quand il sent que ça fait mal. Il sait me mettre à nu comme personne. Je sais bien que ce n'est pas avec lui que je ferai ma vie mais il m'aide à la faire. Et je me désinhibe face à lui. Bon je sais, je n’ai pas forcément l’air d’une fille farouche mais j’ai toujours un peu de retenue. Et cette retenue cède petit à petit avec lui. Ce blog serait interdit aux moins de 18 ans si j’y écrivais tout ce que j’ai envie qu’il me fasse et que je commence à lui dire mais jamais je n’avais chauffé un mec comme ça. Parce que le sms pour dire qu’il est sex en costard a fait encore plus d’effet que prévu. Je n’ose même pas imaginer sa tête quand je vais lui prêter un double de clés pour qu’il m’amène les croissants sans me réveiller. Je n’ai pas l’habitude d’exprimer si clairement mon désir, de dire franchement que j’ai envie mais j’y arrive sans problème avec lui.

 

Et je ne voulais pas qu’il ait ce sentiment de profiter de la situation, parce que même si ses motivations sont purement sexuelles, ce dont je doute, il m’apporte beaucoup et je ne veux pas gâcher ça par des malentendus qui n’ont pas lieu d’être.

par Soaz publié dans : Ah les mecs ....
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Jeudi 19 juin 2008

Pas à lui en tant que personne même si je l'apprécie beaucoup et que j'aime bien discuter avec lui. Mais à son corps, ou plutôt à l’effet qu’il me procure. C’est toujours aussi bon, à chaque fois, et j’en veux toujours plus à chaque fois. Je ne sais pas comment il fait, mais il sait me faire réagir au quart de tour avec pas grand-chose, un souffle, un effleurement me suffisent. Il existe certainement une explication chimique ou biologique à ce phénomène mais c’est dingue. Heureusement que ça ne fait pas ça avec tout le monde, cette alchimie épidermique. Parce que dans ces moments, c’est vraiment le corps qui ressent et qui s’exprime, la partie la plus animale de moi, de nous. C’est frénétique, urgent, parfois un peu brutal mais j’oublie tout. Ce n’est plus le collègue, l’homme marié ou le confident qui est là, mais quelqu’un qui me donne énormément de plaisir et à qui je prends beaucoup de plaisir à lui en donner. La tête et le cœur ne disent (heureusement) plus rien, le corps, lui, dit «encore !!!!!! ».

J’ai l’impression d’être comme une droguée, avec le choix entre désintox ou overdose. Je pourrais trouver des produits de substitution mais c’est trop bon…

par Soaz publié dans : Ah les mecs ....
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Mercredi 18 juin 2008

Gros passage à vide hier, depuis lundi soir en fait. Retour de week-end un peu difficile, je n'aurais peut-être pas du chercher de raisosn de rentrer chez moi, parce que je n'en ai pas trouvée. J'aurais aussi bien pu rester dans le train et n'en descendre qu'au terminus. Rien ni personne ne m'attendait chez moi, ça ne change pas des autres jours sauf que là c'était plus lourd que d'habitude. Qui se serait inquiété de mon absence ? Là ou ailleurs, quelle importance ? Je me demande même parfois à quoi ça sert de continuer. Ce n'est pas une pensée suicidaire, je me dis juste que si je disparaissais, ça ne changerait rien. Tout plaquer et changer de vie, partir loin, tout (re)commencer. Mais ce ne serait que déplacer le problème, parce que ce qui me pèse, c'est que je n'ai aucun rêve, aucune passion, aucun but. Et pas trop de curiosité et d'envie en ce moment pour aller à la découverte de nouvelles choses. Il y a des choses que j'ai envie d'essayer mais ce n'est pas assez fort, assez puissant pour que je me lance. Je ne me sens pas dans un état d'esprit à profiter alors je ne fais rien parce que je me dis que ce serait du gaspillage, de temps, d'argent, d'énergie.

Je ne trouve rien en moi. Je me sens vide et inutile. J'ai parfois l'impression de n'être qu'une façade, certes pas trop moche, et que mon apparence est la seule chose qui intéresse les gens. Je sais bien que ce n'est pas vrai. Peut-être que je devrais en parler à la psy. Lui parler de Stéphane, de cette recherche d'absolu que j'ai eu après lui. Retrouver les mêmes sensations, le même vertige. Et ne les trouver que dans des relations purement physiques. Lui expliquer qu'il est plus facile pour moi de livrer mon corps que mon coeur, parce que j'ai l'impression de moins donner, et surtout de moins souffrir. Parce que se dévoiler c'est se rendre vulnérable et prendre le risque d'être blessée. Parce que les rares fois où je l'ai fait, je me suis plantée et j'ai souffert. Lui demander comment essayer de briser ce cercle vicieux. Et surtout ne pas chercher à comprendre pourquoi l'homme qui en sait le plus sur moi est quelqu'un dont je n'ai rien à attendre et qui m'a apportée beaucoup plus que ce que je pensais jusqu'à présent. Parce que quand ça a commencé il y a presque un an, je pensais que ce serait juste purement sexuel, et ça le serait resté s'il ne m'avait pas forcée à parler. Et heureusement, sinon dans les bras de qui j'aurais pleuré ces dernières semaines ? Mais je ne veux pas trop compter sur lui, parce que lui encore plus qu'un autre ne sera pas toujours là pour moi. Et je ne veux même pas savoir pourquoi il se préoccupe de moi comme ça, j'espère juste qu'il ne le fait pas pour se sentir moins coupable, que ce soit vis-à-vis de moi ou de sa femme. Il est là, il le fait, c'est tout ce qui compte pour moi. Le pourquoi ne regarde que lui. Je lui poserai peut-être la question plus tard, quand je serai prête à en assumer la réponse. Je repense parfois à ce qu'il m'a dit ce vendredi quand on s'est retrouvé un peu gênés, face à face dans ce café, qu'il m'a pris la main et que je ne l'ai pas retirée. Qu'il ne savait pas sur quelle route on s'engageait. Et on ne le sait toujours pas. Je ne considère même pas qu'on chemine ensemble, nos routes se croisent de temps en temps et ça me va très bien comme ça. C'est agréable et sans enjeu, et ça me manquera le jour où on arrêtera mais je ne serai pas malheureuse.

Je dois vraiment paraître bizarre, moi la grande romantique qui rêve (rêvait ?) d'amour absolu et arrive à me contenter d'une relation amico-sexuelle avec un homme marié et père de famille de 16 ans mon ainé. Soit bizarre, soit banalement normale.

 

par Soaz publié dans : Comment ça, je réfléchis trop ?
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Jeudi 12 juin 2008

On a eu une longue discussion hier avec Mich. En fait, il culpabilisait de continuer à me voir sans être amoureux comme au début, de ne plus ressentir les mêmes choses, d'être juste bien avec moi. Alors je lui ai parlé de Cricri, sans rentrer dans tous les détails mais pour lui expliquer que pour moi, on peut fréquenter quelqu'un sans être amoureux. Qu'à partir du moment où les deux personnes sont au courant de la situation et se respectent, pourquoi se priver de passer des bons moments. Même si bien sur, dans l'absolu je préférerais être avec quelqu'un que j'aime véritablement et qui m'aime aussi, j'ai aussi envie de vivre et de profiter des bonnes choses que la vie peut m'offrir. Ça ne veut pas dire faire n'importe quoi avec n'importe qui, mais partager des choses avec des gens que j'apprécie. Même si ce n'est que pour les 3 B (bouffe, boisson, baise). J'ai passé trop de temps avec quelqu'un qui ne profitait plus de rien, je suis allée contre ma nature, je me suis laissée étouffer par sa tristesse et c'est en partie à cause de ça que je suis en dépression.

D'avoir voulu à tout prix que ça marche, de rentrer dans un schéma conventionnel : on rencontre quelqu'un, on s'installe ensemble et on fait des enfants. Personne ne m'a dit ce qu'on doit faire quand ça ne marche pas et je me suis accrochée à l'idée que si je le voulais assez fort, ça marcherait. Mais pourquoi ? Est-ce que c'est ce que je désire vraiment, tout de suite ? Je réfléchis à plein de choses en ce moment, et je me dis que même si la période n'est pas toujours facile, je dois la prendre comme une occasion de me recentrer sur moi et sur ce que je veux vraiment, dans quelles conditions. Je sais (pense savoir) maintenant que je ne pourrai pas me contenter d'une relation médiocre juste pour être avec quelqu'un. Et c'est ce que ça devenait avec Mich, on restait ensemble plus par dépit que par envie, et c'est ce qu'il est en train de faire avec sa nouvelle amie. Je sais bien maintenant que ce n'était pas de l'amour, mais un mélange de plein de choses qui ont rendu cette histoire possible.

Je n'ai pas de regrets, pas de ressentiments, ce serait à refaire, je le referais sans rien changer, parce que même si j'ai pleuré et que je me suis posée beaucoup de questions, ça a été plein de moments forts, un condensé sur quatre mois de belles choses. J'en ai beaucoup appris sur moi, ça m'a forcée à réfléchir et j'y gagne un ami. Mich restera toujours quelqu'un de particulier pour moi, quoiqu'il arrive. J'espère qu'on se reverra, qu'on repassera de bons moments. En tout cas, je lui ai dit que ça ne me pose pas de problèmes, mais il ne faut pas que ça lui en pose. Juste qu'on se fasse plaisir mutuellement, comme je fais avec Cricri. Qu'on soit amis, amants, complices et confidents, dans la légéreté comme au début. Maintenant, c'est à lui de décider, il connait ma position et mes sentiments. Mais je n'attends plus après lui. Si on se revoit, tant mieux, parce que ce sera vraiment par choix et on passera un bon moment. Si on ne se revoit pas tant pis, ce sera parce qu'il n'est pas capable d'assumer ce genre de relation et ça ne servirait à rien qu'il s'y force.

Et c'est là où je me rends compte que j'ai beaucoup évolué dans ma manière de concevoir ma vie sentimentale. Je réalise qu'il y a plein de formes d'amour et que Cricri n'a pas forcèment tort. Les relations, les sentiments ne peuvent pas être tout noir ou tout blanc, il en existe toute une palette, et vouloir se cantonner absolument à quelque chose, en faire un but, une quête, c'est risquer de le rater, et de rater d'autres belles choses, parce qu'elles ne rentrent qu'imparfaitement dans le moule. Et la meilleure preuve en est Cricri. Si je m'étais conformée à mon idéal, je n'aurais jamais accepté d'aller prendre un café avec lui ce jour là, parce que dans ma conception des choses, on ne couche pas avec un collègue marié quand on est avec quelqu'un. Mais je savais pertinnement ce qui m'attendais, j'en ai fait le choix et je ne regrette rien parce que notre relation a évolué d'une manière que je ne soupçonnais pas et qui m'apporte beaucoup, qui contribue à ce que je me sente mieux.Et qui me prouve que d'autres voies, un peu moins conventionnelles, sont possibles, l'essentiel étant que je me sente bien, en accord avec moi-même.

Je sais bien que je n'ai rien à attendre de Cricri et c'est pour ça que ça fonctionne. Il m'apporte même beaucoup plus que ce que je pensais au début. Ce qui a commencé par une attraction physique s'est transformé en quelque chose que je ne saurais pas définir : ce n'est pas de l'amour, c'est plus que de l'amitié, ou alors une forme particulière d'amitié. Une amitié à forte connotation sensuelle mais pas uniquement. Une relation qui me fait du bien à la tête, au coeur et au corps. Et qui me rend vivante. Un peu frustrante parfois mais c'est ça aussi qui fait son charme et qui lui donne un côté excitant. Ce secret, cette tension quand on est à côté, cette envie de se toucher, ces regards lourds de sous-entendus. Le manque, l'attente, l'anticipation. Savoir qu'il va passer chez moi demain matin. Et là, ce n'est pas la tête mais le corps qui s'impatiente. Je n'ai pas du tout une sexualité cérébrale, qui fonctionne avec des scénarios ou des mises en scène alors je n'imagine rien, je ressens déjà les choses. Il a su réveiller un côté très physique de ma personnalité, presque animal. Le plaisir des sens sans question, dans l'instant. Juste le corps qui s'exprime, même s'il manque encore un tout petit quelque chose pour que je me lâche complètement, comme si je n'osais pas. Un soupçon de retenue. Mais je l'ai dans la peau ce mec et là, rien que de badiner par mails interposés, de penser à demain matin, j'avoue, ça m'excite. J'aime ça, je maitrise les choses, il ne m'a jamais forcée à rien et le désir est une force puissante.

par Soaz publié dans : Ah les mecs ....
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Mardi 10 juin 2008

Mich et moi, c'est fini. Pour de bon. Le week-end a été dur et finalement, je me suis rendue compte hier soir que ce n'est pas si grave que ça. Parce qu'on a passé des supers moments, et que ça n'aurait pas survécu au quotidien. Ce qui m'attriste c'est d'avoir du renoncer à quelque chose d'agréable, qui me permettait de rêver et de m'évader. Mais ce qui est arrivé avec lui arrivera avec d'autres, il n'est pas le seul.

Notre histoire a été belle, sincère et intense, ce sera un précieux souvenir mais il faut que je passe à autre chose. Et d'avoir décidé qu'on cesse notre relation amoureuse m'a libérée, je n'attends plus que ce soit lui qui décide. L'attente et l'incertitude m'ont fait plus de mal que la fin.

par Soaz publié dans : Ah les mecs ....
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Samedi 7 juin 2008

Je ne me pose plus la question, je sais. Il a rencontré quelqu'un d'autre, et s'est rendu compte qu'il ne m'aime pas d'amour. Je le savais, je m'en doutais mais ça fait quand même mal. Pas tellement parce que c'était lui mais parce que j'y ai cru et que c'est une nouvelle déception. Encore tout recommencer, encore y croire, encore prendre le risque de se planter et de souffrir...

J'ai mal, envie de pleurer, de vomir, de me repasser le fim de ces quelques mois de bonheur où tout semblait si simple et si parfait, tout tracé. Comme si j'allais trouver la réponse alors que je sais bien que ce n'est pas moi, c'est lui, c'est nous. Plus le bon moment, plus la bonne personne. Je le savais mais j'en ai tellement marre que ça ne marche pas, de croire et d'y laisser des plumes à chaque fois.

Je voudrais juste être heureuse.

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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Vendredi 6 juin 2008

Comme tout ne peut pas toujours aller mal, la balance est repartie dans le bon sens. Rien de spectaculaire, je quitte la zone critique des 65, et ça fait du bien de se sentir plus légère, moins boudinée, moins gonflée. Il est certainement trop tôt pour dire que le sport commence à faire effet mais je pense que la reprise conjuguée à une alimentation variée et (presque) équilibrée y est pour quelque chose.

Je suis contente de m'être inscrite à cette salle, une demi heure rien que pour moi, pendant laquelle je ne pense à rien, et où j'évacue beaucoup, de calories et aussi, surtout, de stress.

Me sentir bien dans ma tête passe aussi par me sentir bien dans mon jean, et je refuse de racheter du 40. Je sais ce que j'ai à faire, et je sais aussi maintenant que c'est pour moi, pas pour les autres, que je dois le faire. Je ne me fixe pas un objectif inatteignable, à la rigueur je me moque du poids, je veux juste être bien dans mes fringues.

L'évènement important du jour devrait être le mec qui m'a abordée dans la rue alors que j'allais au ciné et qui m'attendait à la sortie. Ses dons de médium lui prédisent une grande histoire d'amour, moi je n'ai pas vibré plus que ça. Au moins j'aurais essayé mais je ne pense pas le revoir.

par Soaz publié dans : Fourre tout
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Jeudi 5 juin 2008

Même si ça va mieux, je pense encore beaucoup à Mich, je voudrais savoir que je lui manque et lui dire que lui aussi me manque mais je ne veux pas faire le  premier pas, je sais que si je lui envoies un message, il répondra, au moins par politesse, alors que je voudrais que ça vienne de lui. Ça aurait pour moi plus de valeur, parce que ce serait spontané et qu'il aurait vraiment envie de me le dire. C'est stupide comme raisonnement, et il se tient peut être exactement le même. Ou peut-être qu'il n'en a plus rien à foutre de moi, que sans qu'il ait forcément trouvé quelqu'une d'autre, il s'est rendu compte que tous ces beaux sentiments n'étaient qu'illusion. J'ai envie et besoin d'être rassurée, savoir que je compte encore un peu pour lui, qu'il ne m'abandonne pas. Je sais bien qu'il n'y a pas que lui mais j'y ai tellement cru, ça fait mal de devoir se rendre à l'évidence, de renoncer à quelque chose. Ça ne veut pas dire que rien d'autre n'est possible mais j'ai besoin d'avoir de choses auxquelles croire.

Je sais bien dans l'absolu que je ne resterai pas seule pour le reste de ma vie mais j'en ai rencontré si peu qui m'ont donné envie d'essayer, d'approfondir la relation. Et là, surgi de nulle part, mon double, mon alter ego. Dur de se dire que ça ne marchera pas avec celui-là. Alors il faut passer à d'autres, sans idées préconçues, sans attente précise.

Ce que j'ai fait hier, mais sans succès. Désolée JF si tu voulais plus, mais ça ne collera pas, je n'ai pas eu le déclic. Il ne me reste plus qu'à aller jouer au squash avec Lolo, et ce mec là m'intrigue. Pas dans la séduction, mais qui complimente quand même. Qui accepte de parler de lui mais sans s'épancher. Qui apprécie de discuter avec moi mais qui ne parle pas de rencontre, sauf pour une éventuelle partie de squash. Et pourquoi pas, après tout, ce n'est pas plus stupide comme prétexte que la chasse aux lapins crétins. Et puis, ça me fera penser à autre chose. Je suis en train de virer monomaniaque et ce n'est pas bon, ça me coupe de tout ce qui pourrait m'arriver. L'obsession n'est jamais une bonne chose et ce qui m'obsède ce n'est pas Mich, c'est de me retrouver sans rien à penser, à fantasmer, à imaginer, à rêver, à espérer.

 Parce qu'en fait, mon problème principal, il est là : j'ai trop de temps libre, rien à penser, rien pour m'occuper. Alors je gamberge et je ressasse, ça n'aide pas à avancer. Toujours le même foutu problème, être dans l'attente de l'autre pour faire des choses, et finalement, reproduire ce que je reprochais à mon ex, son attitude passive. Alors même si ce n'est rien d'extasiant, il faut que je fasse les choses pour moi, ne plus attendre qu'on me prenne par la main parce que ça ne viendra jamais. Je n'ai pas le choix pour le moment, si je veux faire des choses, je dois les faire seule. Ça ne veut pas dire que ce sera toujours le cas, mais c'est ce qui se passe maintenant.

Et je n'ai qu'à partir du principe que ce mec m'a lancée une perche, je n'ai plus qu'à la saisir, je n'ai rien à y perdre sauf quelques calories.

 

par Soaz publié dans : L'humeur du jour
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