Que c’est fini, mon ex et moi. Dans un mois. Trois mois que je ne l’ai pas vu, deux mois que je n’ai pas de nouvelles, et il ne me manque pas. Je n’ai jamais regretté ma décision, et je me rends compte que ma vie n’a pas changé de manière fondamentale. Oui, je suis seule, mais nous vivions côte à côte et plus ensemble, alors je ne me sens pas plus seule aujourd’hui. Ce qui m’agace en ce moment, c’est que je rêve de lui, depuis deux ou trois semaines. Pas toutes les nuits heureusement, ou alors je ne m’en souviens pas, mais je préférerais me souvenir de rêves plus agréables.
Dans le premier dont je me souviens, il prenait la place de Cricri. J’embrassais quelqu’un goulûment, comme si ma vie en dépendait, comme avec Cricri, c’était chaud, très chaud, j’ouvre les yeux (dans mon rêve) et là, mon ex. Plus chaud du tout. Surtout que je ne me souviens pas qu’on ce soit déjà embrassé comme ça, à part peut être au tout début. Parce qu’ensuite, ça a vite viré aux baisers du bout des lèvres, tout sec, bouche fermée. Alors que moi, ce que j’aime, c’est les baisers à pleine bouche, quand les langues jouent ensemble. Il parait que le baiser est le brouillon de l’amour et je suis d’accord. Quelqu’un qui se retient quand il embrasse ne saura pas s’abandonner, et si j’ai refusé de revoir le mec que j’avais rencontré en allant au cinéma, c’est en partie à cause de sa manière d’embrasser que je n’aimais pas du tout. Donc, galochage en règle avec Cricri et, pouf, sous mes yeux (non)ébahis, mon ex.
Dans le deuxième rêve dont je me souviens, il revenait habiter à l’appart. Alors que c’est chez moi maintenant, et qu’en fait ça l’a toujours été. Je l’ai choisi, cet appart, lui n’a fait qu’être d’accord. Et je dois admettre aujourd’hui que même lorsque j’ai commencé à chercher, j’avais des doutes sur la longévité de notre couple. Je pensais qu’un appartement à nous et les projets de bébé qui allaient avec nous auraient redonné un second souffle mais je me suis trompée et je n’en suis pas surprise. Déçue et amère, mais pas surprise.
Il est sorti de ma vie, il me tarde qu’il sorte de mon inconscient.